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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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LA SUBSTANCE DES EVANGILES



samedi 1er février 2014




Introduction


Pour comprendre la substance d’un livre, il est nécessaire de connaître au préalable plusieurs éléments constitutifs du livre.
Pour ce faire, nous allons nous doter d’un certain nombre d’outils qui nous permettrons de parvenir à cette fin.


Ces outils sont les suivants :
L’identité de l’auteur ;
Les destinataires ;
Le lieu de la rédaction ;
La date de parution ;
Le contenu du livre ;
Les raisons pour lesquelles l’auteur a écrit ;
Le plan littéraire ;


Lire un livre c’est lui faire produire un sens. C’est bien ce que nous faisons naturellement ; nous disons : « voilà ce que me dit le livre ; ce qui me frappe dans le livre ; ce que je retiens comme leçon ; etc. »


Et c’est à une telle lecture que nous devons finalement parvenir. Mais nous sentons le danger : est-ce qu’on peut faire dire n’importe quoi à un livre ? C’est ici que commence notre recherche de l’essence d’un livre (de la Bible), notamment des évangiles.


Les évangiles sont justement les livres de la Bible que nous connaissons bien à telle enseigne que nous les survolons souvent et répétons ce qu’on a toujours entendu dire sur eux.


I. Qui est l’auteur ?


Cet évangile serait écrit par Matthieu (Mt9.9), né en Galilée, le même qui est appelé Lévi, le fils d’Alphée, un publicain, collecteur d’impôts à Capharnaüm, employé au péage d’Hérode (Mc2.13-14 ; Lc5.27-28).


Un collecteur d’impôt était un collaborateur des armées romaines d’occupation. Détesté par tout le monde, ce collaborateur devait probablement laisser au vestiaire sa personnalité juive pour s’intégrer à la culture des occupants. Son travail exploitait systématiquement des compatriotes qu’il avait en quelque sorte reniés.


Matthieu parlait aussi bien l’araméen que le grec. Il savait lire l’hébreu. C’était un homme de lettre et de chiffre.


Saint Matthieu, apôtre et scribe du Christ (en langue araméenne) se trouverait parfaitement défini, à la fin du discours parabolique : « ...scribe devenu disciple du Royaume des Cieux... semblable à un propriétaire qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » (Mt 13,52). Certains exégètes (Bible de Jérusalem) ont cru trouver là une signature discrète de l’évangéliste primitif. D’autres passages de l’évangile selon Matthieu sont relatifs à l’argent.


• L’évangile de Matthieu est le seul qui évoque la redevance du Temple acquittée par Jésus et Pierre : on peut voir là une notation propre au collecteur d’impôt qu’était Matthieu. Il donnait à la monnaie de l’impôt son nom technique de « didrachme ». En véritable spécialiste des finances, Matthieu explique qu’un statère valait deux didrachmes (soit encore un tétradrachme) pour payer l’impôt susdit et qu’il suffirait donc pour deux personnes (Mt17.24-27).


• L’évangile de Matthieu seul rapporte ainsi des paraboles spécifiques relatives à l’argent : parabole du débiteur impitoyable ou des talents (Mt18.23-35 ; 25.14-30).


• L’évangile de Matthieu, dans la prière du Notre Père, évoque la remise des dettes et les débiteurs (Mt 6,12), tandis que Luc mentionne pour sa part la remise des péchés et le devoir de remettre à quiconque nous doit (Lc 11,4).


• L’évangile de Matthieu seul donne le prix de la trahison de Judas : « Trente pièces d’argent » (Mt 26,14-16), c’est-à-dire trente sicles (et non trente deniers comme on le dit souvent), la valeur d’un esclave (Ex 21,32), tandis que Marc (14,11) et Luc (22,5) ne font état que d’une certaine somme d’argent. De même Matthieu seul précise que Judas aurait rapporté cette somme : « les trente pièces d’argent, aux grands prêtres et aux scribes » (Mt 27,3) puis les auraient jetées, saisi de désespoir, non dans le tronc mais dans le sanctuaire même (naos) du Temple (cf. Mt 27,5).


• L’évangile de Matthieu seul, dans le récit de la Résurrection, affirme que les grands prêtres et les anciens « donnèrent aux soldats une forte somme d’argent, avec cette consigne : ’Vous direz ceci : ses disciples sont venus de nuit et l’ont dérobé pendant que nous dormions’. » (Mt 28,12-13).


II. Les destinataires


Le plus ancien témoignage que nous avons sur la composition des évangiles est celui de Papias, évêque de Hiérapolis, en Phrygie, qui composa vers 130 une « interprétation (exégèse) des oracles du Seigneur » en cinq (05) livres.
Selon lui, Matthieu aurait écrit en hébreu, terme qui pourrait aussi s’appliqué à l’araméen, puis son œuvre aurait été traduite en grec.


Matthieu écrivit pour une communauté de chrétiens issus du judaïsme. En effet :
La présentation de la généalogie de Jésus est très marquante pour les Juifs. Matthieu le fait pour des destinataires qui le comprennent très bien. Exemple : Ne7.61-64 ;
Matthieu utilise l’expression « fils de David » dix (10) fois dans son ouvrage ;
Il fait beaucoup référence à la TORAH (la loi juive). Exemple du chapitre 2. Ce livre est celui du Nouveau Testament à faire abonder beaucoup de citations de l’Ancienne Alliance ;
Il n’explique pas les coutumes juives contrairement à Marc : la présence de l’ami de l’époux aux noces dans la controverse sur le jeûne (Mc2, 19), les purifications rituelles avant les repas (Mc7, 3-4), les préparatifs du repas pascal (Mc14, 12) et la nécessité d’ensevelir le corps de Jésus avant le début du sabbat (Mc15, 42).
Etc.


III. Où se trouvait Matthieu quand il écrivait ?


Les sources antiques affirment qu’à l’époque où Pierre et Paul affermissaient la communauté chrétienne de Rome (vers l’an 60 ou 61), Matthieu qui évangélisait les « Hébreux » de Palestine et de Syrie, fut prié de rédiger une version synthétique de la vie et de l’enseignement de Jésus.


Ainsi, Eusèbe de Césarée affirme : « Matthieu prêcha d’abord aux Hébreux. Comme il devait aussi aller vers d’autres, il confia à l’écriture, dans sa langue maternelle, son évangile, suppléant du reste à sa présence par le moyen de l’écriture, pour ceux dont il s’éloignait. » Toujours selon Eusèbe de Césarée, Papias aurait écrit vers 125 : « Matthieu réunit donc en langue hébraïque les logia (les "dits" de Jésus) et chacun les traduisit comme il en était capable. » (Histoire ecclésiastique III, 39, 16). De même saint Irénée avait écrit, vers 180 : « Ainsi Matthieu publia-t-il chez les Hébreux, dans leur propre langue, une forme écrite d’évangile, à l’époque où Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l’Église. »


C’est donc la perspective de son départ qui déclencha le processus. Pour ce travail, l’intervention d’un témoin de la première heure avait paru indispensable. Le premier évangile, condensé de la catéchèse apostolique, était plus réduit que l’évangile selon Matthieu actuel. Pantène (v. 140 - v. 206), qui dirigea l’Académie d’Alexandrie, trouva à son arrivée aux Indes cet évangile en caractère hébreux. Il aurait été apporté par l’apôtre Barthélémy aux populations locales, qui l’avaient depuis précieusement conservé.


Dans ce cas-ci, il fallait l’adapter aux besoins des nouveaux auditoires pagano-chrétiens. « Chacun, écrit Papias vers 120, les traduisit comme il en était capable. » Il y eut au moins deux traductions, avec des retouches et des additions. L’une d’elles fut conçue à Antioche, l’un des lieux d’évangélisation les plus importants du Proche-Orient.


Après le départ de Matthieu, un de ses disciples, scribe, appartenant à un milieu juif hellénophone, vivant probablement en Syrie, très attaché à la Bible hébraïque, compléta le préévangile grec d’Antioche et lui donna sa touche finale.


Et donc l’évangile selon Matthieu a été composé en Palestine. Il dénote une connaissance précise de ce pays. L’auteur apparaît à plus d’une reprise comme un fin connaisseur de la Palestine. Il lui arrivait même de corriger discrètement la géographie un peu approximative de Marc, ou même de Luc. Ainsi en Mt 8,28 il précisait que Jésus, débarqué sur l’autre rive, était parvenu au pays des Gadaréniens et non pas au territoire des Géraséniens (cf. Mc 5,1 ; Lc 8,26). Il précise donc que la ville de Gadara, en Décapole, était bien plus proche du lac de Tibériade que la ville de Gérasa.


En Matthieu 15,39, l’auteur change le nom de Dalmanoutha, donné par Marc (8,10) et inconnu des géographes, en celui de Magadan. Certes Magadan était tout aussi impossible à situer sur les cartes : mais précisément plus d’un exégète y voyait une corruption, due à un copiste, du nom de "Magdala", bourgade fort bien identifiée des bords du lac.


En Matthieu 27,7, l’auteur affirme que les grands prêtres achetèrent avec les trente sicles de Judas le "champ du potier", bien connu des habitants de Jérusalem (Ac 1,19), comme lieu de sépulture pour les étrangers. "Voilà pourquoi ce champ-là s’est appelé jusqu’à ce jour le ’Champ du Sang’" (Mt 27,8). Le renseignement était d’une grande acribie géographique. Et il correspondait parfaitement à l’indication livrée par Luc dans les Actes.


IV. Quand Matthieu a-t-il écrit l’évangile ?


En considérant la difficulté particulière que présentent les évangiles synoptiques, notamment sur leur date de parution, la plupart des exégètes catholiques comme protestants expliquent l’origine de ces évangiles par la théorie des deux (02) sources.


L’une de ces deux (02) sources serait l’évangile de saint Marc (qui aurait connu une triple tradition). Marc aurait écrit son évangile le premier. Matthieu et Luc l’on utilisé comme support pour leur évangile. Mais justement, Matthieu et Luc offrent aussi de nombreuses sections, spécialement des « paroles » du Christ (sermon inaugural de Jésus par exemple), inconnu de Marc (double tradition).


L’autre est la suivante. Comme ces deux évangiles sont indépendants l’un de l’autre, il faudrait admettre qu’ils aient puisés dans une autre source que l’on appelle Q (initiale du mot allemand « QUELLE » qui veut dire source).


Quand aux sections propres soit à Matthieu, soit à Luc elles proviendraient de sources secondaires qui seraient connu de ces deux (02) évangélistes.


Peu d’indices dans l’évangile lui-même permettent de déterminer sa date de composition. Néanmoins plusieurs critères sont pris en compte, en particulier la manière dont Matthieu rend compte de la prophétie de Jésus concernant la destruction du Temple (Mt 25) et le rapport de Matthieu au judaïsme.


C’est ainsi qu’on arrive à situer la date de parution de l’évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu dans la fourchette des années 80 à 90 de notre ère, (1er siècle après J-C) sous l’empereur romain Vespasien et le 3ème Pape Saint Clet.


V. Quelle est la substance du livre ?


Le premier évangile s’adresse avant tout aux juifs et aux rabbins de la synagogue, pour leur démontrer à l’aide des Écritures, l’Ancien Testament, que Jésus-Christ est réellement le Fils de Dieu et l’Emmanuel, Dieu avec nous depuis le début, le fils de David, l’héritier de tous les rois d’Israël et le Messie qu’ils espéraient. Dès l’entrée, Jésus est présenté comme Sauveur (Mt 1,21), Emmanuel (1,23), roi (2,2), Messie ou Christ (2,4), Fils de Dieu (2,15), en accomplissement de toutes les prophéties.


Le titre de Fils de Dieu intervient aux tournants importants du récit, dès l’enfance, au baptême, à la confession de Pierre, à la transfiguration, au procès de Jésus et à la crucifixion. Le nom de fils de David, qui lui est associé, et qui revient en dix (10) occurrences, démontre que Jésus est le nouveau Salomon : en effet Jésus s’exprime comme la Sagesse incarnée. En vertu du titre de Fils de l’homme, qui parcourt l’évangile, et qui provient tout droit du prophète Daniel, Jésus se voit doté de toute autorité divine sur le Royaume de Dieu, aux cieux comme sur la terre.


Matthieu grec, écrivant pour une communauté de chrétiens venue du judaïsme, et discutant sans doute avec les rabbins, s’attache avant tout à montrer dans la personne et dans l’œuvre de Jésus l’accomplissement des Écritures. Il confirme par des textes scripturaires : sa race davidique (1,1-17), sa naissance d’une vierge (1,23), sa naissance à Bethléem (2,6), son séjour en Égypte (2,15), son établissement à Capharnaüm (4,14-16), son entrée messianique à Jérusalem (21,5.16). Il le fait pour son œuvre de guérisons miraculeuses (11,4-5) et pour son enseignement (5,17). Tout aussi bien il souligne que l’échec apparent de la mission de Jésus était annoncé par les Écritures, et que les abaissements du Fils de l’homme accomplissent la prophétie du Serviteur souffrant d’Isaïe (12,17-21).


Matthieu se présente donc beaucoup moins comme une simple biographie de Jésus, ce qu’ont fait de leur côté excellemment Marc et Luc, que comme une thèse parfaitement construite et documentée adressée aux juifs hellénistes, les croyants pour les conforter dans leur foi, les incrédules ou les opposants pour les réfuter.


Elle s’inscrit bien dans ce climat de tension qui prévalait dans la Palestine d’avant la destruction du Temple, tel qu’il nous est décrit dans les Actes des Apôtres, où la persécution menaçait sans cesse : martyre d’Étienne à l’instigation de la synagogue, dispersion des apôtres, qui seraient suivis par le martyre de Jacques le mineur.


En appliquant, d’une manière caricaturale Ez1.10 et Ap4.7-8, aux quatre évangiles, celui de Matthieu serait le lion : c’est-à-dire l’évangile du roi.


Nous pouvons alors bien remarquer que Matthieu insiste particulièrement sur le thème du « Royaume des Cieux » à tel enseigne qu’on pourrait le caractérisé comme une instruction narrative sur le « Royaume des Cieux ». Il utilise cinquante (50) fois le terme « Royaume » et trente (30) fois l’expression « Royaume des Cieux ». L’expression « fils de l’homme » qu’utilise Matthieu se trouve d’ailleurs en rapport étroit avec celui du Royaume (Dn7.13-14). Jésus dira lui-même à la fin du livre : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt18.18).


VI. Pourquoi Matthieu a-t-il écrit ?


Après la mort de Jésus, l’annonce de l’évangile du salut par les premiers apôtres à fait naître beaucoup de personnes dans la foi au Christ. Mais le contact permanent avec les judaïsants dans un climat conflictuel ébranle bien souvent plus d’un dans sa foi au Seigneur Jésus-Christ. C’est donc dans le double but de conforter les chrétiens dans leur foi mais aussi de faire taire les Juifs qui s’attachent au judaïsme en refusant que Jésus soit le Christ que Matthieu a écrit son évangile.


VII. Quel est le plan ?


L’évangile de saint Matthieu pourrait bien s’organiser autour de cinq discours, alterné par des récits :


Récit : 1-4. Présentation de la généalogie du roi et de ses débuts dans ce monde-ci ainsi que le commencement de son ministère.


1. Le discours sur la montagne : 5 à 7. Le roi présente la charte de son royaume.
Récit : 8-9. Les dix (10) miracles. Le roi met en exergue son autorité.
2. Discours sur la mission des disciples : 10.
Récit 11-12 : le roi est rejeté.
3. Discours des paraboles du Royaume : 13.
Récit 14-17 : le roi est reconnu par centaines personnes de son royaume
4. Discours sur les conseils communautaires : 18.
Récit : 19-22 : autorité de Jésus et dernière invitation à ceux qui le rejettent
5. Discours sur la manifestation finale du Fils de l’homme : 24-25.
Récit : 26-28. Mort et résurrection du roi vainqueur éternellement.


On peut discerner dans ces discours eux-mêmes un plan en sept parties.


I. Discours évangélique : 5, 1 - 7,27
1. Loi nouvelle : 5,1-16
2. Loi ancienne : 5,17-19
3. Justice nouvelle : 5,20-48
4. Pratiques renouvelées du judaïsme : 6,1-18
5. Détachement des richesses : 6,19-34
6. Relations avec le prochain : 7,1-12
7. Nécessité de la mise en pratique : 7,13-27


II. Discours apostolique : 10


1. Choix des Douze : 10,1-4
2. Consignes aux Douze : 10,5-16
3. Persécution des missionnaires : 10,17-25
4. Parler ouvertement : 10,26-33
5. Jésus cause de dissensions : 10,34-36
6. Se renoncer pour suivre Jésus : 10,37-39
7. L’accueil des envoyés : 10,40-42


III. Discours parabolique : 13,1-52


1. Parabole du semeur.
2. Parabole de l’ivraie.
3. Parabole du grain de sénevé.
4. Parabole du levain.
5. Parabole du trésor.
6. Parabole de la perle.
7. Parabole du filet.


IV. Discours ecclésiastique : 18


1. Qui est le plus grand ? : 18,1-4
2. Le scandale : 18,5-11
3. La brebis égarée : 18,12-14
4. La correction fraternelle : 18,15-18
5. La prière en commun : 18,19-20
6. Le pardon des offenses : 18,21-22
7. Parabole du débiteur impitoyable : 18,23-25


V. Discours eschatologique : 24 - 25


1. Commencement des douleurs : 24,4-14
2. Tribulations de Jérusalem : 24,15-25
3. Avènement du Fils de l’homme : 24,26-44
4. Parabole du majordome : 24,45-51
5. Parabole des dix vierges : 25,1-13
6. Parabole des talents : 25,14-30
7. Le jugement dernier : 25,31-46


On remarque le rapport entre le premier discours (proclamation du Royaume) et le cinquième (venue du Royaume), entre le deuxième (discours missionnaire) et le quatrième (vie communautaire dans l’Église). Le troisième discours forme donc le centre de la composition.
L’organisation des cinq discours, et tout l’évangile avec lui, obéiraient donc à une construction chiasmatique : A, B, C, B’, A’.


La modeste parabole de la femme qui pétrit du pain, qui se trouve au centre du discours parabolique, serait donc au cœur de tout l’évangile : "Le Royaume des Cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé." Si Marie, sa mère, est la femme que Jésus a observée en train de pétrir la pâte ; si la farine est toute l’humanité (antérieure à Jésus, contemporaine de Jésus et postérieure à Jésus) et si le levain est la Parole de Dieu (c’est-à-dire Jésus lui-même), on est en présence, sous des dehors humbles, d’une illustration de l’aventure humaine et d’un résumé de tout l’évangile.


L’objectif de cette étude est de nous outiller en vue de grandir dans la connaissance des Saintes Ecritures, la garder et la mettre en pratique en vue du salut dans le Christ Jésus. Saint Jérôme disait que « l’ignorance des Ecritures c’est l’ignorance du Christ ». Notre Seigneur, le Christ Jésus, a bien pu dire ceci : « Vous scruter les Ecritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage » (Jn5.39).
Il ajoute : « Vous connaitrez alors la vérité et la vérité vous fera libres » (Jn8.32). Soulignons néanmoins au passage que nous avons sans cesse besoin de l’Esprit Saint pour entrer dans le Rhéma de la Parole. C’est pourquoi Jésus l’a expressément signifié : « Quand Il viendra, Lui, l’Esprit de vérité, Il vous conduira vers la vérité tout entière … » (Jn16.13). Pour clore ce chapitre, nous lirons ce passage de Josué :


« Que le livre de cette loi soit toujours sur tes lèvres : médites le jour et nuit afin de veiller à agir selon tout ce qui y est écrit. C’est alors que tu seras heureux dans tes entreprises et tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre : soit fort et tiens bon ! Soit sans crainte ni frayeur car Yahvé ton Dieu est avec toi dans tous tes démarches. » (Jos1.8-9.).


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