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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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A la connaissance de la Bible N°1



mardi 11 février 2014, par KAKABIEGO B. Serge Théophile



CHAPITRE PREMIER : LA BIBLE



I. Définition du mot « Bible »


Le mot « Bible » vient du grec « biblos », qui signifie livre, mais « biblos », initialement « bublos » provient du nom d’une citéphénicienne « Gubla » fondée depuis le 3ème millénaire avant Jésus christ. Gubla correspond à l’actuelle localité arabe Dubai, à 40km au nord de Beyrouth (Liban).



Le mot biblos en grec,qui signifie livre, rappelle le lieu de provenance du papier dont on se servait pour écrire. Le pluriel originel grec « ta biblia » (les livres) souligne la pluralité des livres dont est constituée la Bible. En passant par le latin, il est devenu un mot féminin singulier : la BIBLE.


II. Répartition des livres de la Bible


Les livres de la Bible sont répartis en deux grands ensembles :
« L’Ancien Testament » et « le Nouveau Testament ».


Le mot « testament » n’a pas ici le sens qu’on lui donne maintenant dans la langue française. C’est un décalque du mot latin « testamentum » qui traduit le mot hébreu désignant « l’alliance ».


III. Le classement des livres de la Bible.


La première partie de la Bible, l’Ancien Testament, est commun aux Juifs et aux Chrétiens, mais avec quelques différences. Les Juifs, suivis par les protestants, reconnaissent seulement les livres écrits en hébreu, soit 39 ; les catholiques en considèrent en plus 7 autres écrits grecs.


Les protestants appellent ces derniers livres « apocryphes » (c’est-à-dire cachés, tenus secrets) et les catholiques « deutérocanoniques » (admis dans le Canon en deuxième rang).


Le mot « Canon » signifie règle : un livre est canonique s’il est reconnu comme règle de la foi. Ces livres sont : Judith, Tobie,1 et 2 Maccabées, Sagesse, Siracide ou Ecclésiastique, des passages grecs d’Esther et de Daniel, Baruch et la lettre de Jérémie.


Pour ce qui concerne la deuxième partie, « le Nouveau Testament », le classement est toujours le même.


La Bible hébraïque (39 livres) comporte trois sections avec l’ordre suivant :
-  La loi ou Torah (que nous appelons Pentateuque)
-  Les prophètes ou Neviim, divisés en 2 groupes :
• Les prophètes premier (ce sont les livres que nous appelons « historiques » ;
• Les prophètes seconds (que nous avons répartis en grands prophètes et en petits prophètes).
-  Les écrits ou ketuviim.


En prenant les premières lettres de chacune de ces lettres, les Juifs ont formé le mot TaNaK qui, pour eux, désigne la BIBLE.


Cet ordre est le même dans les BIBLES protestantes.


La Bible grecque, celle des septante, la LXX (46 livres) comporte 4 sections et suit une logique d’organisations différente :
 Le Pentateuque ;
 Les livres Historiques ;
 Les livres Prophétiques ;
 Les livresSapientiaux.


C’est ce classement que nous avons adopté pour le programme de lecture.


IV. Les langues


L’ensemble de l’Ancien Testament est écrit en hébreu et quelques passages en araméen. Les 2 langues (comme l’arabe) ne s’écrivent qu’avec les consonnes. C’est au lecteur d’ajouter les voyelles selon le sens qu’il comprend.


Des savants Juifs qu’on appelle « massorètes », à partir du VIIème siècle de notre ère, fixèrent le sens d’un texte en ajoutant des voyelles sous forme de petit point au-dessus et en dessous des consonnes. C’est pourquoi on appelle parfois le texte hébreu « texte massorétique ».


L’Ancien Testament fut traduit en grec à partir du IIIème,siècle avant notre ère, à Alexandrie. Selon la légende, 70 scribes, travaillant séparément, aboutirent exactement à la même traduction. A cause de cela, on appelle cette traduction celle des septante (ou des 70), et on parle parfois de la Septante (en abrégé LXX).


Le Nouveau Testament fut écrit entièrement en grec,dans la langue « commune » parlée à l’époque qui n’est plus le grec classique. On appelle ce grec, la « koiné » ou (langue) commune.


V. Les genres littéraires


Les écrivains de l’Ancien Testament ont usé de divers genres littéraires pour exprimer et transmettre au mieux le message de la parole de Dieu, selon la manière de penser, de concevoir et d’exprimer les réalités suivant les diverses circonstances de la vie.


Ainsi nous avons :


1) Les récits qui racontent l’histoire du salut ;
2) L’épopée qui vante les hauts faits de Dieu et des rois ;
3) Les lois qui dictent labonne manière de vivre digne d’un peuple élu de Dieu ;
4) Les célébrations et rites liturgiques ;
5) Les poèmes, les cantiques et les psaumes ;
6) Les oracles du SEIGNEUR qui sont sans appel ;
7) L’enseignement qui éclaire et guide le chemin de la vie humaine ;
8) Les écrits de sagesse qui tracent le chemin d’un humanisme divin.


Pour le Nouveau Testament, la rédaction commencera seulement vers l’an 50 et s’achèvera autour de l’an 100, un demi-siècle à peine. Deux raisons expliquent cette situation :

-  Le fait que le Christ n’avait laissé aucun écrit contenant sa révélation ;
-  Le fait aussi que les chrétiens croyaient à l’imminence de son retour.


1) Les lettres


L’écrit étant le seul moyen disponible pour répondre aux questions des communautés, exhorter, mettre en garde, bref pour communiquer avec les nouveaux convertis vivant au loin, la toute première littérature chrétienne des années 50 consista en des lettres adressées aux diverses communautés.


De plus, avec la disparition dès le milieu des années 60 des témoins directs du ressuscité, les lettres adoptèrent alors un ton plus universel et permanent, débordant les problèmes du moment pour viser la survie de l’Eglise dans les générations futures.


2) Le genre Evangile


Le genre Evangile ou récits des actes et des paroles de Jésus se caractérise par :

-  L’objectif qui est de conserver pour les lecteurs de fin du premier siècle (et en réalité, pour ceux de toujours), une mémoire de Jésus qui ne disparaisse point avec les témoins oculaires ;
-  Le critère de sélection des éléments conservés qui dépend de leur pertinence pour les problèmes que vivaient les chrétiens d’alors et aussi des particularités de chaque évangile qui reflètent la physionomie des communautés destinataires de l’ouvrage.


3) Les actes


Les actes des apôtres sont le récit de l’expansion du christianisme, de son ouverture au monde païen.


La conviction qui anime l’auteur, c’est que le devoir qui incombe aux disciples est de travailler à la croissance de l’Eglise, sans attendre passivement le retour du christ dont on ignore le moment.


4) L’apocalypse ou révélation


Ce genre est inspiré de l’Ancien Testament notamment d’Ezéchiel, Daniel, Zacharie etc. Et vise à répondre aux questions suscitées par la persécution du peuple de DIEU de la part des empires païens.


5) L’homélie


L’homélie est une autre forme de littérature chrétienne primitive destinée à être prononcée oralement.


VI. Les auteurs de la Bible.


1. Plusieurs auteurs humains


Dans l’Ancien Testament, les livres prophétiques sont généralement signés :Isaïe, Jérémie, Ezéchiel,Amos, osée, Job etc.


Par contre il y a des écrits anonymes comme les livres historiques : Josué, JugesRuth 1et2 Samuel, 1et2 Rois 1et2 Chroniques, 1et2 Maccabées et d’autres livres comme Job, Judith, Esther, Tobie.


Notons la présence de plusieurs attributions traditionnelles qui n’impliquent pas de paternité directe. Ainsi, le Pentateuque estattribué à Moïse.


II est évident que bien des passages législatifs du Pentateuque ne se comprennent qu’en référence à un contexte de sédentarisation et l’existence du temple salomonien, donc à une période plus tardive que le temps de Moïse.


Ces textes luisont quand même attribués pour conférer aux lois plus d’autorités. De mêmeIsaïe II (Isaïe 40 à 45) qui date du 6èmesiècle et Isaïe III (Isaïe 56à66) qui date de la période perse (6ème, 5èmesiècles) sont attribués au prophète Isaïe alors que celui-ci a vécu au temps du roi Ezéchiasau 8ème siècle.


Qohélet et Sagesse, attribués à Salomon sont également trop tardifs pour être l’œuvre de ce roi.


Dans le Nouveau Testament,un nom est généralement attaché à chaque écrit : les évangiles, les lettres de Paul, les épitres dites catholiques de Jacques Pierre, Jude, Jean, l’Apocalypse.


Le Nouveau Testament n’échappe pas au phénomène d’attribution. Les lettres dites « pastorales » sont attribuées à l’apôtre Paul alors que celui-ci était mort au moment où ces écrits ont été rédigés.


Nous nous rendons compte que plusieurs personnes, dans un nombre de 40 environ, ont écrit la BIBLE ; chacun étant marqué par sa géographie, son histoire, sa civilisation, etc. Ces hommes venaient de tous les milieux : un roi, un berger, un prophète, un collecteur d’impôt, un médecin, un pêcheur, etc.


Ainsi, la BIBLE a été écrite sur une période de dix (10) siècles.


2. un seul auteur divin.


« Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de DIEU se trouve-t-il accompli, équipé pour tout œuvre bonne  » 2Tim :3,16.


« Avant tout, sachez-le : aucune prophétie d’écriture n’est objet d’explication personnelle ; ce n’est pas d’une volonté humaine qu’est jamais venue une prophétie, c’est poussé par L’ESPRIT SAINT que des hommes ont parlé de la part de DIEU » 2P1.20 à 21.


DIEU est l’auteur principal de la BIBLE. Les auteurs humains lui servent d’instruments, mais il s’agit d’instruments libres, qui apportent leur contribution propre selon les caractéristiques de leur individualité. Les auteurs humains eux-mêmes attestent qu’ils s’expriment au nom de DIEU, ils témoignent qu’ils sont conscients d’être porteurs d’un message qui ne vient pas d’eux.


VII. Processus de transmission de la BIBLE jusqu’à nous


La parole de DIEU a d’abord été transmise oralement, de bouche à oreille, avant d’être écrite. La mémoire tenait lieu de « disque dur ». Mais elle est limitée et défaillante. Et comme il n’y avait pas d’imprimerie ni du papier comme aujourd’hui, les auteurs sacrés ont dû user de tous les moyens pour nous conserver la parole de Dieu.


Ils ont commencé par écrire sur de la pierre, puis sur des peaux, sur de la paille collée (papyrus) sur d’autres formes de peaux (parchemin). C’est ainsi que par le moyen uniquement des copies et des traductions, la parole de DIEU nous a été transmise.

frère Théophile




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