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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Interview du frère BADINI Jacques lors de la clôture des activités de l’école



lundi 18 août 2014, par Joseph Akoutou



A travers cette entrevue, le frère Jacques BADINI revient sur les enseignements lumineux et riches qu’il a donnés lors des activités de clôture. Ainsi, à travers les réponses qu’il a faites aux questions que lui a adressé l’équipe web du Buisson Ardent, il clarifie certains points et donne la substance des longs moments d’enseignement qu’il a accordé lors des activités de clôture de l’école au ministère d’évangélisation session apôtre, cellule femme et session évangéliste.


Site web du Buisson Ardent : Le 14 août 2014 au soir, vous avez inauguré les enseignements des activités de clôture au ministère à l’évangélisation session évangéliste, cellule femme et apôtre par un thème un peu allégorique : « Laisses ton coq chanter ». Pourquoi ce style et quel est l’essentiel à retenir de cet enseignement introductif ?


Frère Jacques Badini : Merci, oui c’est vrai, le thème est allégorique voilà pourquoi on l’a explicité avec le sous thème « souviens-toi de Jésus Christ ».
En effet, cet enseignement vise à nous sensibiliser sur le souvenir que nous devons avoir de Jésus Christ, du prix qu’il a payé pour nous sauver. Pierre a eu ce souvenir quand il a entendu le coq chanter, ceci lui a fait prendre conscience de son état de pécheur et l’a poussé au désir de sainteté. De la même manière, nous devons nous aussi laisser notre conscience nous interpeller pour vivre une vie chrétienne authentique. Nous devons laisser notre conscience nous interpeller non pas pour nous culpabiliser mais pour se tourner vers le regard de Jésus miséricordieux.


Il y a cependant un piège à éviter : lorsque notre coq chante pour nous montrer nos péchés, nous pouvons être tentés de nous condamner en prenant le chemin de Judas au lieu de celui de Pierre celui de la conversion.


En résumé, l’essentiel de cet enseignement c’est redécouvrir et se souvenir de l’amour de Jésus et vivre de cet amour. C’est dans ce même amour que nous devons annoncer l’évangile.


Le 15 août vous avez présenté en deux phases (matinée et soirée) le thème phare des activités de clôture inspirée du livre d’Ezéchiel 3,1 : « Fils d’homme, prend ce rouleau et mange ». Pouvez-vous nous donner la substance de cet enseignement ?


Merci, c’est effectivement le thème central des activités. L’objectif de cet enseignement c’est d’amener le peuple de Dieu à consommer la parole de Dieu.


Et que cette parole, une fois consommée, leur permet de produire des fruits.Ainsi, l’accent a été mis sur les fruits lors de cet enseignement. Il nous est loisible de constater que nous consommons souvent la parole sans produire du fruit. Pour sortir de cette infécondité spirituelle, nous avons proposé dix repères pour porter du fruit:1-Savoir attendre sa saison et comme un arbre planté au bord d’un fleuve porté du fruit au bon moment. Dieu lui même est un Dieu de saison, il a pris du temps (7jours) pour créer le monde, et Jésus aussi a attendu 30 ans avant de commencer son ministère. Donc il faut éviter de se précipiter dès qu’on a une petite onction au risque de ne pas porter du fruit. 2-Savoir aider les personnes qui vous entourent à réaliser de grande chose.Pour porter du fruit, il faut aider l’autre à s’élever, éviter de se servir des autres comme marche-pied pour s’élever mais grandir avec eux et savoir bénir Dieu pour la grâce qu’il fait aux autres.3-Aider les autres à avoir une prospérité spirituelle, financière. 4-Faire en sorte que les gens vous obéissent avec joie, éviter d’être tyran mais apprendre aux gens à observer la parole de Dieu avec joie.5-Accorder de la valeur aux gens en considérant non leur richesse mais l’image de Dieu en eux.6-Savoir accepter ses privilèges au bon moment.7-apprendre à équilibrer ses priorités entre vie sociale et l’œuvre de Dieu.8-garder la vision de sa vie à l’esprit c’est-à-dire savoir pourquoi l’on vit et faire de sa vision une réalité.9-connaitre ses limites, savoir que les charismes se complètent et éviter de jouer au superman spirituel.10-choisir soigneusement son mentor c’est-à-dire la personne censée vous aider, vous épauler.


Par ailleurs, il faut retenir de façon substantielle à travers Ez3,1 que la consommation de la parole de Dieu a deux effets : un effet joyeux et un effet douloureux. C’est ce que traduit l’expérience des figures bibliques telles que Elie,Ezéchiel ; Pierre, Paul qui ont vécues la joie et la peine dans leur ministère.

Selon vous, ce passage d’Ezéchiel qui aborde de façon optimiste la souffrance est- il d’actualité ? N’est-il pas trop dur pour nos contemporains qui sont pour la plupart matérialistes et qui cherchent à tout prix à supprimer la souffrance et à maximiser le plaisir ?


Le texte est actuel d’autant plus que le contexte d’Ezéchiel qui est celui d’un prophète à avoir prophétisé en dehors de chez lui en exil, hors de Jérusalem est similaire à la situation des chrétiens aujourd’hui qui vivent dans un monde hostile à eux, donc étranger à eux à cause de l’évangile. Jésus n’est pas venu pour supprimer la souffrance mais lui donner un autre sens. Il a lui-même souffert et par ce biais il a sanctifié la souffrance. La croix et la gloire sont deux réalités insécables. Le monde doit donc reconsidérer les choses et comprendre que les souffrances ne manqueront pas car nous sommes pèlerins et comme le prophète Ezéchiel nous devons viser le royaume des cieux.




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