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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Top vacances prières, 7ème édition 2014, 4ème Seance


Cheminement dans la chasteté


Enseignement du Frère Gabin SEOGO


samedi 20 septembre 2014, par Joel BALKOULGA



A la quatrième séance de premier module de Top vacances prières 2014, en date de 18 septembre 2014 à 18h30 entre les deux bâtiments appelés Amphi libyen et amphi de l’UO, les membres du Buisson Ardent sont sortis nombreux sous la pluie menaçante.
En se basant sur ce passage biblique où le Seigneur dit à ses disciples en privé : « Vous venez d’entendre qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis : Celui qui regarde une femme pour satisfaire son désir a déjà commis l’adultère dans son cœur » (Mt 5 , 27-28), le frère Gabin SEOGO du Buisson Ardent a exhorté les auditeurs sur la maitrise de soi pour le cheminement dans la chasteté en ces termes :


Rencontre réelle avec le Seigneur


Sans rencontre réelle avec le Seigneur JESUS, on ne peut parler de chasteté, ni de la loi d’amour (aimer son prochain et même son ennemi comme CHRIST nous a aimés) ni de bien d’autres choses encore. Rencontrer véritablement JESUS est vital pour tous. Sentir et expérimenter son regard d’amour qui se pose sur nous, L’entendre nous dire « Vas et ne pèche plus » comme Il le dit à la femme pécheresse ( Jn8 ; 1-11) voici ce dont chaque Homme a besoin pour affermir sa vie en JESUS. Oui, la chasteté est une vertu éminemment personnelle mais aussi et avant tout une grâce, un fruit de l’Esprit-Saint.


Le catéchisme de l’Eglise Catholique définit la chasteté comme l’intégration réussie de la sexualité dans la personne autrement dit la chasteté revient à une unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier de l’homme et de la femme. La vertu de la chasteté comporte donc l’intégrité de la personne et l’intégralité du don.


L’intégrité de la personne


La chasteté nécessite un apprentissage de la maitrise de soi, qui est une pédagogie de la liberté humaine. L’alternative est claire : ou l’homme commande à ses passions et obtient la paix ou il se laisse asservir par elles et devient malheureux. La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, déterminée par une conviction personnelle et non sous l’effet de poussées instinctives ou de contraintes extérieures. Nous vivons dans un monde ou le bien est substitué au mal, dans lequel la chasteté a été reléguée au rang des vieilleries, on se moque bien et l’on rigole de ceux qui épousent l’idée de la chasteté. Par contre, l’infidélité de l’Homme n’émeut personne. Face à cet esprit du monde, nous chrétiens qui devons être les icones de l’intégrité humaine que faisons-nous ?


Certains ont honte et sont gênés, d’autres ont volontairement renié les promesses baptismaux. Le catéchisme de l’Eglise Catholique nous enseigne que l’Homme parvient à la dignité lorsque se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer les moyens. Celui qui veut demeurer fidèle aux promesses de son baptême et résister aux tentations veillera à en prendre les moyens : la connaissance de soi, la pratique d’une ascèse adaptée, l’obéissance aux commandements divins, la mise en œuvre des vertus morales et la fidélité à la prière.


La vertu de la chasteté vise à imprégner de raison les passions et les appétits de la sensibilité humaine. La maitrise de soi est une œuvre de longue haleine. Jamais on ne la considérera comme acquise une fois pour toutes. Elle suppose un effort repris à tous les âges de la vie. L’effort requis peut être plus intense à certaines époques (lorsque la personnalité se forme pendant l’enfance et l’adolescence). La chasteté connait des lois de croissance. Jour après jour, l’Homme vertueux et chaste se construit par des choix nombreux et libres.


La chasteté représente une vertu éminemment personnelle, elle implique aussi un effort culturel car il existe une interdépendance entre l’essor de la personne et le développement de la société. La chasteté est une vertu morale. Elle est aussi don de DIEU, une grâce, un fruit de l’œuvre spirituelle. Le Saint-Esprit donne d’imiter la pureté du CHRIST (1Jn3, 3) à celui qu’a régénéré l’eau du baptême.


L’intégralité du don de soi


La charité est la forme de toutes les vertus. Sous son influence, la chasteté apparait comme une école de don de la personne. La maitrise de soi est ordonnée au don de soi. La chasteté conduit celui qui la pratique à devenir auprès du prochain un témoin de la fidélité et de la tendresse de Dieu.
La vertu de la chasteté s’épanouit dans l’amitié. Elle indique au disciple comment suivre et imiter Celui qui nous a choisis comme ses propres amis (Jn15, 15), s’est donné totalement à nous et nous fait participer à sa condition divine. La chasteté est promesse d’immortalité.


La chasteté s’exprime notamment dans l’amitié pour le prochain. Développée entre personnes de même sexe ou de sexe différents, l’amitié représente un grand bien pour tous. Elle conduit à la communion spirituelle.


Les divers régimes de la chasteté


Tout baptisé est appelé à la chasteté. Le chrétien a " revêtu le Christ " (Ga 3, 27), modèle de toute chasteté. Tous les fidèles du Christ sont appelés à mener une vie chaste selon leur état de vie particulier. Au moment de son Baptême, le chrétien s’est engagé à conduire dans la chasteté son affectivité.


La chasteté doit qualifier les personnes suivant leurs différents états de vie : les unes dans la virginité ou le célibat consacré, manière éminente de se livrer plus facilement à Dieu d’un cœur sans partage ; les autres, de la façon que détermine pour tous la loi morale et selon qu’elles sont mariées ou célibataires. Les personnes mariées sont appelées à vivre la chasteté conjugale ; les autres pratiquent la chasteté dans la continence :


Il existe trois formes de la vertu de chasteté : l’une des épouses, l’autre du veuvage, la troisième de la virginité. Nous ne louons pas l’une d’elles à l’exclusion des autres. C’est en quoi la discipline de l’Église est riche.


Les fiancés sont appelés à vivre la chasteté dans la continence. Ils verront dans cette mise à l’épreuve une découverte du respect mutuel, un apprentissage de la fidélité et de l’espérance de se recevoir l’un et l’autre de Dieu. Ils réserveront au temps du mariage les manifestations de tendresse spécifiques de l’amour conjugal. Ils s’aideront mutuellement à grandir dans la chasteté.


Les offenses à la chasteté


La luxure est un désir désordonné ou une jouissance déréglée du plaisir vénérien. Le plaisir sexuel est moralement désordonnée, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union.


Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. " Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné ". " Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité ". La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de " la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine .


Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.


La fornication est l’union charnelle en dehors du mariage entre un homme et une femme libres. Elle est gravement contraire à la dignité des personnes et de la sexualité humaine naturellement ordonnée au bien des époux ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. En outre c’est un scandale grave quand il y a corruption des jeunes.


La pornographie consiste à retirer les actes sexuels, réels ou simulés, de l’intimité des partenaires pour les exhiber à des tierces personnes de manière délibérée. Elle offense la chasteté parce qu’elle dénature l’acte conjugal, don intime des époux l’un à l’autre. Elle porte gravement atteinte à la dignité de ceux qui s’y livrent (acteurs, commerçants, public), puisque chacun devient pour l’autre l’objet d’un plaisir rudimentaire et d’un profit illicite. Elle plonge les uns et les autres dans l’illusion d’un monde factice. Elle est une faute grave. Les autorités civiles doivent empêcher la production et la distribution de matériaux pornographiques.


La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue, réduite au plaisir vénérien que l’on tire d’elle. Celui qui paie pêche gravement contre lui-même : il rompt la chasteté à laquelle l’engageait son Baptême et souille son corps, temple de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 6, 15-20). La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d’un scandale). S’il est toujours gravement peccamineux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l’imputabilité de la faute.


Le viol désigne l’entrée par effraction, avec violence, dans l’intimité sexuelle d’une personne. Il est atteint à la justice et à la charité. Le viol blesse profondément le droit de chacun au respect, à la liberté, à l’intégrité physique et morale. Il crée un préjudice grave, qui peut marquer la victime sa vie durant. Il est toujours un acte intrinsèquement mauvais. Plus grave encore est le viol commis de la part des parents ou d’éducateurs envers les enfants qui leur sont confiés.




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