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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Commentaire des textes liturgiques du lundi 30 mars 2015 : "Si nous ne vivons pas parmi eux, nous avons besoin de conversion"



lundi 30 mars 2015




Biens aimés, quoi de plus qu’une aussi belle preuve d’amour pour commencer la semaine qui nous mènera vers l’avènement le plus important grâce auquel notre périple n’est pas vain : la mort suivie de la résurrection de notre sauveur.


Quel est le sens du geste de Marie de Béthanie ? L’apôtre Judas a-t-il raison quand il a qualifié ce geste de gaspillage ?


A la première question, bien aimés de Dieu, Jésus lui même donne une réponse. En effet, Jésus va révéler la signification du geste de Marie en disant : Elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture (Jean 12.7). Ce geste est sûrement un geste d’amour car elle a offert ce qu’elle a de cher comme pour dire que rien ne doit être précieux pour nous si nous voulons aller au large. Ce geste est aussi et surtout , pour Jésus, un geste prophétique. Il révèle que la Passion commence. C’est l’intuition de l’amour qui devance les faits.


Remarquons que Bientôt, Jésus aura les pieds transpercés par les clous. Dans quelques jours, Jésus sera mis à mort et mis au tombeau. Alors les saintes femmes viendront avec des aromates embaumer le corps. Par avance, Marie embaume les pieds de Jésus.


Saint Matthieu dira de son côté : Partout où sera proclamé cet évangile — dans le monde entier — on redira à sa mémoire ce qu’elle vient de faire (Matthieu 26.13). Saint Jean, lui, note ce fait qui est un symbole : La maison s’emplit de la senteur du parfum (Jean 12.3).


Ce geste de Marie, l’évangile le redira au monde entier. Cet évangile, l’Église le garde précieusement. Il parfume cette « Maison de Dieu » qu’est l’Église.
Tous les apôtres ne comprirent pas son geste, car il leur restait beaucoup à apprendre sur la façon d’aimer le Christ.


A la seconde question, chers frères, on doit retenir que bien souvent, comme Judas, nous parlons de donner aux pauvres. Pourtant le Seigneur ne nous commande pas de donner, mais d’aimer ou du moins d’aimer d’abord, autrement toute action resterait vaine.


Aimer les pauvres, c’est leur révéler que Dieu les appelle et les aider à se développer comme personnes en surmontant leurs faiblesses et leurs divisions et en accomplissant la mission que Dieu leur a confiée : être témoins de l’Évangile.


Si nous ne vivons pas parmi eux, nous avons besoin de conversion et de pauvreté authentique pour découvrir le Royaume avec eux. Il est très difficile d’aimer véritablement les pauvres, et comment le pourrait-on sans aimer Jésus passionnément ?


Chers frères, rien n’est précieux en ce monde qui puisse nous empêcher d’aller vers Dieu et l’amour doit commander toutes nos actions à l’égard de nos frères.


Shalom Shalom !


SAWADOGO Charles




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