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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Commentaire des txtes liturgiques du mercredi 01 Avril 2015 : " La conduite de l’homme était prévue, mais non prédéterminée"



mercredi 1er avril 2015




Jésus, voyant que son heure est proche, fait préparer la Pâque. Au cours du repas pascal Jésus a voulu préciser le sens de sa passion prochaine. . Il allait à une mort qu’il avait librement acceptée et qui allait sauver le monde.


En quoi consistait “son” salut ? Il amènerait l’histoire humaine à sa réalisation : les hommes et les peuples ont besoin de mûrir, de s’affronter et finalement de s’unir en un seul corps. Le monde devait passer par mille crises et morts afin de parvenir à la résurrection. Au cours de cette histoire, Dieu multiplierait et répartirait les richesses de son Esprit, et il amènerait ses élus à la sainteté.


Jésus avait présenté un message qui allait guider l’humanité, mais il fallait aussi un peuple de Dieu, une minorité, un ferment qui se sente engagé dans l’œuvre de Dieu, et envers qui Dieu s’engagerait lui-même.


Douze siècles avant la naissance de Jésus, Dieu avait conclu au mont Sinaï une alliance qui faisait d’Israël le peuple de Dieu parmi tous les autres peuples. Mais à mesure que le temps passait et que les infidélités du peuple de Dieu apparaissaient plus clairement, les prophètes attendaient autre chose : une alliance dont le premier effet serait le pardon des péchés (Jérémie 31.31). La famille de Dieu ne s’identifierait plus à une race, elle serait une famille de croyants dont les péchés seraient pardonnés : c’est l’Église.


Cette mort et la trahison avait été prédit par les écritures : Le peuple d’Israël condamne Jésus et le livre aux païens. Les travailleurs de la vigne, après avoir tué les serviteurs, tuent aussi le fils du propriétaire (Matthieu 21.33-39). Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi ! (Michée 6.3).


Les écritures allaient encore. En effet,Judas vend Jésus pour trente pièces d’argent. La valeur d’un esclave était de trente sicles d’argent (Exode 21.32). On estima à la même valeur le prophète déchu (Zacharie 11.12-13). Et c’est encore cette somme que donne le sanhédrin pour Jésus. Lorsque ce qui avait été annoncé se réalise, les Écritures s’accomplissent. Tout, depuis toujours, était présent aux yeux de Dieu.


La conduite de l’homme était prévue, mais non prédéterminée. C’est pourquoi, Jésus n’enlève pas sa responsabilité à celui qui le livre, puisqu’il a mal utilisé sa liberté.


Nous aussi, nous pouvons trahir le Christ, le vendre pour quelques pièces de monnaie. La Parole du Seigneur nous instruit, et le Seigneur lui-même ouvre nos oreilles, pour que nous soyons au nombre des convives de Jésus, qui célèbrent avec Lui la Pâque, comme des membres vivants de son Église.


SAWADOGO Charles




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