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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Commentaire des textes liturgiques du samedi 04 avril 2015 : " Ce n’est pas pour rien que la vie est venue vers la mort "



samedi 4 avril 2015




Oints de Dieu ; l’histoire de Jésus se termine par la découverte du tombeau vide et nous trouvons un bref récit des apparitions les plus importantes de Jésus après sa mort. Il ne s’agit plus du Jésus d’avant, mais de celui qui est rené du Père pour ne plus jamais mourir, comme l’annonçait le Psaume 2 : Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai donné la vie.


L’ultime verset de l’évangéliste saint Marc (Marc 16.8) rapporte la fuite des trois femmes venues au tombeau du Seigneur pour embaumer la pauvre dépouille mortelle du crucifié. Elles s’enfuirent car elles avaient peur ; crainte et effroi les avaient saisies ! Voilà comment Marc conclut son évangile. Assez vite, cette conclusion a paru étrange au plus haut point aux lecteurs de ce deuxième évangile. C’est pourquoi très tôt, on l’avait complété par une nouvelle conclusion rapportant les apparitions du Ressuscité (Marc 16.9-20).


Nous ne pouvons pas nous empêcher d’avoir des doutes à cause de notre peu de foi, non pas parce que les preuves manquent, mais parce que l’événement nous dépasse. Les témoignages sont là, et ils ont résisté à la critique moderne. Mais comment croire à une résurrection, et comment croire qu’un monde de scandales et de souffrances conduise à une résurrection ?


La foi est une démarche personnelle, et ici, qui va croire ? Ceux que leur propre expérience a préparés à accepter cette vérité fondamentale : le Dieu vivant aime les hommes et il leur redonne la vie.


Certains sont prédisposés à croire parce qu’ils ont découvert que Dieu est proche d’eux dans les épreuves et qu’il leur redonne l’espérance quand tout semble perdu. C’est pourquoi ils voient dans le Christ l’homme idéal : il devait souffrir avant d’arriver à la gloire. Ayant mieux compris les choses de Dieu, ils croient les témoins du ressuscité.


Il n’est pas plus difficile de croire en la résurrection du Christ que de croire en ses paroles : les deux sont inséparables. “Celui qui croit est déjà vainqueur du monde”, nous dit l’apôtre Jean (1Jean 5.4), c’est-à-dire qu’il a dépassé la signification erronée qu’on donne ordinairement à l’existence, il a surmonté la peur que nous ressentons tous quand nous devons laisser de côté nos raisonnements pour nous remettre entre les mains de Dieu.


La Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ est une vie nouvelle pour ceux qui croient en Jésus. C’est là le mystère de sa Passion et de sa Résurrection que vous devez parfaitement connaître et vivre.


Ce n’est pas pour rien que la vie est venue vers la mort, ce n’est pas pour rien que, source de vie où l’on s’abreuve pour vivre, Il s’est abreuvé d’une coupe qui ne lui était pas due, car la mort n’était pas due au Christ. Si nous cherchons d’où est venue la mort, si nous cherchons son origine, le péché est père de la mort.


S’il n’y avait jamais de péché, personne ne mourrait. Le premier homme a reçu la Parole de Dieu, le commandement de Dieu, avec la condition que s’il le gardait, il vivrait, s’il le détruisait, il mourrait. En ne croyant pas qu’il pourrait mourir, il a été cause de sa propre mort. Il s’est rendu compte alors que celui qui lui avait donné la loi avait dit vrai.


SHALOOM A TOUS


SAWADOGO Charles




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