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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Commentaire des textes liturgiques du dimanche 05 Avril 2015 : "La résurrection de Jésus n’est pas un fait historique bien qu’elle soit une réalité "



dimanche 5 avril 2015




Enfin frères, enfin !C’est le jour de la Résurrection ! Peuples, rayonnons de joie. C’est la Pâques du Seigneur, le Passage : le Christ de Dieu nous a fait passer de la mort à la vie, de la terre au ciel. Chantons un cantique de triomphe.


Cieux, soyez dans la joie ! Terre, glorifie-toi ! Monde visible et invisible, célébrez la fête solennelle : le Christ, joie éternelle, est ressuscité.
Venez boire le breuvage nouveau qui nous fortifie ; il n’a point jailli par un prodige de la roche aride du désert ; il coule du sépulcre du Christ, comme la fontaine de l’immortalité. L’univers tout entier est inondé de lumière, le ciel, la terre et le monde de sous-terre ; que toute créature célèbre avec empressement la Résurrection du Christ, car c’est elle qui affermit tous les êtres.


Hier, ô Christ, nous étions ensevelis avec toi ; aujourd’hui, avec toi, nous ressuscitons ; hier, nous étions avec toi attachés à la Croix. Fais-nous part de ta gloire, ô Sauveur, dans ton Royaume. Allons avec nos lampes au-devant du Christ qui sort du tombeau comme un époux, et que tous, joyeux, nous célébrions la Pâque par laquelle un Dieu nous sauve.


La résurrection de Jésus n’est pas un fait historique bien qu’elle soit une réalité. Cette affirmation étonnera peut-être quelques-uns, et il est bon de préciser. Jésus ressuscité, cela ne veut pas dire seulement que Jésus a échappé à la mort. S’il était revenu à une vie, disons : terrestre, ce serait un fait historique, mais alors n’importe qui aurait pu le rencontrer, et ensuite on expliquerait où il est parti, car nous n’avons plus de ses nouvelles.


Mais les évangiles et les Actes affirment que la résurrection de Jésus est une entrée dans la Gloire, c’est-à-dire dans l’éternité. Jésus est désormais le Seigneur, et c’est lui qui distribue au monde l’Esprit de Dieu. La résurrection de Jésus appartient donc au monde éternel et définitif ; elle est le terme d’un passage (c’est le sens du mot Pâques), mais cela, personne n’en peut donner la preuve. Ici-bas nous n’en avons que les retombées, Dieu nous en donne des signes, mais nous ne pouvons pas la classer parmi les mille et un phénomènes qui composent notre histoire.


Dieu ne pouvait pas demander aux apôtres de croire en cette résurrection sans d’abord la leur avoir fait connaître, car ce n’est pas d’eux que la chose pouvait naître. Désemparés par sa fin tragique et inattendue, ils n’allaient pas se mettre à réfléchir, à faire de la théologie, pour découvrir en un trait de génie qu’il était toujours là dans son tombeau mais que Dieu en avait fait le Seigneur de l’histoire. Il fallait des signes d’autant plus convainquant que la foi qu’on leur demandait contredisait tout ce que suggérait la raison. Et parce que Dieu rejoint toujours les exigences de notre psychologie et de notre esprit, il donne deux signes complémentaires, l’un et l’autre nécessaires : le tombeau trouvé vide et les apparitions.


Certaines personnes qui refusent systématiquement tout témoignage relatif à un miracle disent que le corps a dû être déplacé à l’insu des apôtres et s’est décomposé ailleurs, mais que cela ne contredit en rien la foi en la résurrection : Jésus n’a pas besoin de ce corps dans le monde de Dieu. C’est oublier que Dieu a donné là un signe. Dans la culture hébraïque, celle des apôtres, l’homme est un et l’on ne sépare pas le corps et l’âme. Le corps qui resterait à se corrompre quelque part serait la preuve que la personne n’est pas ressuscitée (Actes 2.31), et par contre sa disparition humainement inexplicable est le signe du passage de Jésus à la Gloire. (Et, soit dit de passage, il y a tout à parier que le fameux Suaire de Turin est authentique : c’est comme un écho du tombeau vide, car on ne saurait expliquer cette empreinte si ce n’était pas le suaire du ressuscité. Et si le suaire est bien, comme il est prouvé, celui d’un crucifié, il ne pourrait pas être ce qu’il est si le corps avait été enlevé.)


Si jamais vous avez aimé Jésus, vivant, mort, puis rendu à la vie, en ce jour où dans l’Église les messagers de sa Résurrection annoncent celle-ci et la proclament d’un commun accord et à tant de reprises, votre cœur se réjouit au-dedans de vous et dit : « On me l’a annoncé : Jésus, mon Dieu, est en vie ! Voilà qu’à cette nouvelle mon esprit se ranime, lui qui était assoupi de tristesse, languissant de tiédeur, ou prêt à succomber au découragement. En effet, le son de cet heureux message parvient même à tirer de la mort les criminels. S’il en allait autrement, il ne resterait plus qu’à désespérer et à ensevelir dans l’oubli celui que Jésus, en sortant des enfers, aurait laissé dans l’abîme. Tu seras en droit de reconnaître que ton esprit a pleinement recouvré la vie dans le Christ, s’il peut dire avec une conviction intime : « Cela me suffit, si Jésus est en vie. »


Comme cette parole exprime un attachement profond, qu’elle est digne des amis de Jésus ! Qu’elle est pure, l’affection qui parle ainsi : « Cela me suffit, si Jésus est en vie ! » S’il vit, je vis, car mon âme est suspendue à lui ; bien plus, Il est ma vie, et tout ce dont j’ai besoin. Que peut-il me manquer en effet, si Jésus est en vie ? Quand bien même tout me manquerait, cela n’aurait aucune importance pour moi, pourvu que Jésus soit vivant. Si même il me plaît que je me manque à moi-même, il me suffit qu’Il vive, même si ce n’est que pour lui-même.


SAWADOGO Charles




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