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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Ouvriers du Seigneur


Le Bon soldat du Christ



mercredi 29 avril 2015, par Yameogo Mathias



Cette exhortation fait partie d’une série de 2 messages. Il est le premier de la série.


Exhortation : ouvriers du Seigneur

« Fais face aux difficultés comme un bon soldat du Christ Jésus. Celui qui s’engage dans l’armée cherche à donner satisfaction à son chef et oublie les autres moyens de gagner sa vie. Dans le sport, on ne reçoit le prix que si on a lutté selon les règles. Écoute encore ceci : celui qui travaille la terre doit être le premier à en recevoir les fruits. Essaye de comprendre ce que je veux dire ; le Seigneur sûrement te fera tout comprendre ». 2Timothée 2 3-7
Saint Paul s’adresse à son fils spirituel Timothée. Ce dernier était l’un de ceux, qui faisait la fierté de Paul. Il était non seulement jeune mais très zélé dans l’annonce de l’Evangile, si bien qu’il occupait des responsabilités qui normalement devait être dévolues aux anciens. Ainsi Saint Paul s’adressera à Timothée en ces termes : « Que personne ne te méprise pour un manque de maturité. Sois un modèle pour les croyants dans tes paroles, ta charité, ta façon de vivre, ta foi, ta vie sans faute. En attendant que je vienne, consacre ton temps à l’étude, à la prédication, à l’enseignement. Ne laisse pas dormir le charisme qui t’a été donné par une intervention de prophète, avec l’imposition des mains de tous les anciens ». 1Timothée 4 12-14
Revenons à notre texte de base, j’aimerais surtout dans cette exhortation circonscrire ce texte au comportement d’un ouvrier du Seigneur et plus particulièrement pendant une mission d’évangélisation. L’Eglise est dans une vraie phase de crise profonde de la foi surtout en Europe, c’est bien pourquoi le Pape François n’a pas cessé de multiplier les messages sur la nouvelle évangélisation. Il invite, tout comme Saint Paul, à aller à contre-courant à la rencontre de l’autre qui a perdu ou n’a pas la foi.
En effet, Saint Paul, utilise trois métaphores pour montrer la délicatesse de la mission d’Evangélisation à laquelle était appelé son cher fils Timothée. Je crois que nous aussi chrétiens et plus particulièrement membres du renouveau Charismatiques devront aussi appréhender les choses de cette manière.
J’essaierai avec la grâce de Dieu de nous faire méditer sur ces quelques métaphores que Paul a utilisé pour illustrer le travail de Dieu. Dans cette première partie de mon exhortation, je vais me limiter à la première métaphore : être un bon et vaillant soldat.

Lorsque Dieu nous appelle pour faire son œuvre, il désire faire de nous de vaillants et bons soldats. Quels sont donc les caractéristiques du vaillant soldat ? D’abord, ce dernier sait pour qui il a été engagé ou du moins, il sait ce qu’il doit défendre à tout prix jusqu’au prix de sa vie. Dans la formation militaire, tous les soldats savent cette réalité et s’y accrochent. De même, le chrétien qui s’engage dans l’œuvre d’évangélisation doit savoir qu’il combat pour que le règne de Dieu puisse s’établir dans les vies. Il est très important de ne pas perdre de vue cette réalité parce que quelques fois nous pensons faire l’œuvre tout en cherchant nos propres intérêts ou notre propre gloire. Alors quand survient l’épreuve, on abandonne et on devient des soldats déserteurs et pire on décourage quelques fois ceux qui sont engagés.

Ensuite, le bon soldat est bien armé et est toujours prêt pour le combat. Comme le dit Saint Paul, il oublie les autres moyens de gagner sa vie. Dans la version TOB il est dit qu’il ne s’embarrasse pas des affaires de la vie civile. Imaginons un soldat qui en pleine guerre dépose son arme et est affairé à autre chose. Il est fort probable qu’il soit surpris par une flèche ou une balle de l’ennemi et il risque d’être trop tard pour répliquer. Le chrétien pareillement n’a pas d’excuse, il doit être armé et prêt à combattre. Il ne s’agit pas de délaisser nos activités sous prétexte qu’on fait l’œuvre de Dieu, parce que le combat se fait surtout dans son milieu de vie et de travail. Beaucoup de chrétiens vivent retranchés de tout, bien sûr cela peut être une vocation, mais si ce n’est pas le cas, nous devons chercher à faire quelque chose et là nous devons impacter nos frères et sœurs par notre témoignage. Que je sois balayeur de rue ou professeur d’université, je crois que le Seigneur m’a mis là afin que j’impacte les personnes qui s’y trouve en commençant d’ailleurs par bien exercer mon métier. En ce qui concerne les armes du combat, Saint Paul nous en livre quelques-unes en Ephésiens 6, 7-13 : « Ayez donc toutes les armes de Dieu, de façon à résister dans les jours difficiles et à défendre votre terrain par tous les moyens. Vous tiendrez bon si vous avez la vérité pour ceinturon, la droiture pour cuirasse. Soyez bien chaussés : préparez les chemins pour l’Évangile de la paix. Ne lâchez jamais le bouclier de la foi avec lequel vous éteindrez les flèches incendiaires du Mauvais. Portez le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu ».
Nous devons donc avoir ces armes avec nous perpétuellement, il n’y a d’ailleurs pas un temps de paix et un temps de guerre car comme le dit Saint Pierre : le diable, votre adversaire, est comme un lion rugissant, il va et vient cherchant qui dévorer. (1Pierre 5, 8) cela signifie cher chrétien que tu dois demeurer dans la vérité, être droit, être zélé dans l’annonce de l’Evangile, garder la foi et la Parole de Dieu. Cela signifie que lorsque tu te mets à mentir sur quoi que ce soit, ou à te laisser prendre par le piège de la corruption ou de l’injustice ou de la compromission devant le mal, tu es déjà désarmé et vulnérable à l’ennemi. J’aimerais insister sur ce dernier aspect qu’est la Parole de Dieu parce qu’il semble que les Catholiques n’aiment pas lire la Parole de Dieu, se contentant des lectures et sermons faits pendant les messes. Cela n’est pas mauvais, cependant, je veux juste nous faire savoir que c’est l’arme que notre Seigneur a utilisé lorsqu’il était confronté aux attaques de l’ennemi dans le désert. Nous voyons qu’à trois reprises le Seigneur cite la Parole de Dieu. (cf. Mathieu 4, 2-6). Si Jésus, qui est Fils de Dieu, a dû recourir à la Parole de Dieu, combien a plus forte raison devons-nous nous aussi être armés d’elle. La Parole de Dieu est une arme à la fois défensive et offensive. C’est pourquoi nous devons la méditer chaque jour et la mettre en action dans notre vie.
Les bons soldats sont unis dans le combat. J’aime vraiment cette image des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) lorsqu’ils font face aux manifestants. Ces derniers s’arrangent toujours pour attaquer et se défendre ensemble et c’est ce qui fait leur force. Pareillement, lorsque nous voulons œuvrer dans le champ du Seigneur, il nous faut être unis et très soudés. Voici, oh ! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! (Ps 133 : 1). C’était le secret de la réussite des apôtres qui persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières... Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun (Act 2:42-44). Ils étaient chaque jour tout ensemble assidu au temple… .(Act 2:46). L’unité doit est vécue a tout niveau : L’unité de l’esprit, un même esprit. Par le Saint-Esprit, L’unité de la foi, une même foi. Eph. 4. 3, 14 ; L’unité de l’âme, une même âme. Philippiens 2.2, L’unité des sentiments, un même sentiment. Philippines 2.2, L’unité des biens, L’unité de la prière, un même cœur, une seule voix, une même bouche.
Enfin, Le bon soldat est récompensé par ses supérieurs, il monte en grade, est reconnu à sa juste valeur par son pays et bénéficie de l’estime du roi. De même, le chrétien, fidèle à sa mission et qui combat jusqu’au bout, est récompensé. Cependant il ne combat pas juste que pour la récompense mais par Amour. « Son maître répond : ‘Très bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle pour une petite chose, je te confierai beaucoup plus ; viens partager la joie de ton maître. » Matthieu 25 23. « Le vainqueur, je lui ferai manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu ». Apocalypse 2, 7 b. “Le vainqueur, je lui donnerai la manne cachée ; je lui donnerai un caillou blanc, et sur le caillou est gravé un nom nouveau que seul connaît celui qui le reçoit.” Apocalypse 2 17. « Le vainqueur sera le bénéficiaire de ces choses, et puis je serai Dieu pour lui, tandis qu’il sera pour moi un fils ». Apocalypse 21 7.
Amen alléluia notre Dieu tient ses promesses, ce qu’il dit il le fera et même au-delà de ce que nous pouvons penser ou imaginer.
Avant de clore cette première série d’exhortation, j’aimerais attirer notre attention sur le ministère que nous pouvons occuper dans le champ du Seigneur. Beaucoup aimeraient être des prédicateurs, prendre le micro, donner des paroles de connaissances et de prophéties. C’est très bon d’y aspirer, mais je crois que ça serait dommage que nous pensions que ce soit le seul moyen de servir le Seigneur. Je reviendrais sur cet aspect dans la seconde série, mais j’aimerais surtout vous partager la parabole des ouvriers de la dernière heure relaté en Matthieu 20, 1-14. Il est question du maître qui sort à chaque heure de 6h à 17h pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. Ce qui est intéressant chez ce maitre (il s’agit bien évidemment du Seigneur), c’est qu’il ne gronde pas les serviteurs des dernières heures, il est assez riche pour les payer et est indigné de voir que ces derniers se retrouvent à ne rien faire. Il y’a aussi l’attitude de ces serviteurs qui attendent d’être embauché. Ils n’ont pas dit : « il est déjà 17h, ça ne vaut pas la peine ». Mais ils sont restés là à atteindre le passage du maître. Ils avaient la qualification pour travailler mais ils n’avaient pas encore été embauchés. Ils n’ont pas dit : « pourquoi attendre encore, il y’a trop de place dans le champ du maître, allons-y nous faire enrôlés ». Non ils ont attendus le bon moment, ils ont guetté le passage du maître jusqu’à ce qu’il dise : « voilà, c’est le moment, toi, viens travailler dans mon champs ». Nous devons donc attendre la bonne saison, la saison où le fruit est assez mûr pour être consommés. Cependant, en attendant cette saison, nous devons être assez qualifiés pour être utilisés au bon moment. C’est pourquoi nous devons passer du temps avec le maître, l’écoutant, se laissant instruire et se nourrissant de la bonne nourriture qui nous fera croître (lire et méditation de la Parole de Dieu).
Que le Seigneur nous aide à être des bons et vaillants soldats et surtout à attendre sagement le moment de notre enrôlement.
O Sainte Vierge Marie, modèle d’humilité, priez pour nous.

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