-

2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

-


30 Avril 2017, Sainte nuit au stade du 04 Aout



dimanche 14 mai 2017, par Joseph Akoutou



Veillée apothéose de la campagne d’évangélisation du Buisson ardent édition 2017



Le rendez-vous annuel au mois d’avril du renouveau charismatique catholique de l’Université de Ouagadougou connu sous le nom de Buisson Ardent avec le peuple de Dieu du Burkina a tenu encore son pari cette année de rassembler des milliers de frères et sœurs. Ainsi, cette année encore, par la grâce du Seigneur, comme à l’accoutumé,une foule innombrable de tous les âges, de toutes les couches sociales pour sont venus pour veiller dans la prière avec le Seigneur, l’écouter et le louer. La prière a commencé par le chapelet avec la mère du Seigneur, la vierge Marie, elle à qui le stade noir de monde s’est adressé en amont de cette nuit de prière à travers les mystères glorieux animés par le ministère compassion qui est l’aile mariale du Buisson Ardent qui s’occupe ordinairement de l’intercession mariale au sein du groupe. Ce début marial avait déjà mis le peuple dans la ferveur spirituelle, une très grande caractéristique que les habitués reconnaissent très bien à cette veillée.



Suite à la ferveur mariale, l’honneur a échu au berger du Buisson ardent René Sawadogo de prendre la parole pour saluer le peuple. Il a invité le peuple a aimé Jésus quel que soit leur appartenance religieuse. Au terme de ses propos, il a formulé des vœux de paix pour le Burkina Faso. L’aumônier du groupe et curé de la paroisse Saint Albert le Grand, l’Abbé Christian Sorgho à son tour, a souhaité la bienvenue au peuple de Dieu et salué les agents pastoraux tout en disant ses gratitudes au Cardinal et à son auxiliaire absents du stade mais présent d’esprit. Il a souligné que la veillée était une occasion de célébrer le Seigneur, de lui dire que nous croyons, que nous sommes là pour célébrer les merveilles de Dieu et célébrer notre foi. L’aumônier a ainsi centré ses propos d’ouverture sur Jésus car a-t-il dit :« Nous sommes là parce que nous croyons en Jésus l’envoyé puissant de Dieu, nous sommes là pour mieux le connaitre, le suivre ». L’aumônier a achevé ses propos par une invitation au peuple à se laisser transformer par la parole de Dieu qu’il a qualifié d’énergique, de coupant.



En harmonie avec l’invitation de l’aumônier, le moment de la louange parlée et chantée dirigé par les frères Frank Traoré et Paul Zoundi, a été une occasion de célébrer les merveilles de Dieu, sa grandeur et sa puissance. Ce temps de louange parlée et chantée s’est terminé par un appel au Saint Esprit afin de disposer les cœurs à écouter l’exhortation sur le thème pastoral, premier message de la soirée.


Exhortation sur le thème pastoral


Cette exhortation a été faite par l’Abbé Bernard YANOGO sur le thème pastoral de l’année intitulé « Fils et Filles bien aimés de l’Archidiocèse de Ouagadougou,souvenez-vous de vos pères et imitez leur foi ». Les propos du prêtre autour de ce thème se sont résumés en ces idées clés à savoir que la foi est la garantie de ce qu’on espère, et ce que tout homme espère c’est aimer et être aimé. Cette espérance, Dieu seul l’a comble parfaitement car au sein de la Sainte Trinité il n’y a que l’amour, l’amour parfait. Ainsi, dans le royaume nous serons parfaitement aimés et nous aimerons parfaitement.La foi n’est donc pas une illusion comme le penserait Karl Marx et les athées. D’ailleurs, selon l’homme de Dieu, la foi relève de la science divine et non des sciences humaines et des sciences dures.Ces sciences ne peuvent rendre compte de l’invisible. En effet, seule la foi rend compte de l’invisible, par la foi, nous sommes des témoins de l’invisible, et des hommes d’espérance. Abraham, Abel, Isaac, Jacob,Moise, ont été les témoins de cette Espérance.Néanmoins, le prêtre a insisté sur le fait que Jésus seul est le témoin parfait de la foi d’où il est le chef de notre foi. Il a terminé ses propos en indiquant que Dieu seul est digne de foi.



Un moment de louange et de mise en présence est venu corroborer ce premier message en ce sens qu’il a permis de prier avec foi et insistance pour expérimenter la puissance de l’amour de Dieu qui lave les pécheurs par le sang versé de son Fils. Ainsi, la louange a permis au peuple de Dieu de toucher du doigt la miséricorde et la puissance que dégage de la parole de Dieu. La louange a été suivie du message kérygmatique qui était centré autour de Jésus, verbe de Dieu.


Le message kérygmatique intitulé en substance « rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisie, jalousie, et toute sorte de médisance. Comme des enfants nouveaux nés désirez le lait non frelatés de la parole, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut » référence c’est essentiellement évertué a montré que la parole est porteuse d’une force, d’une puissance, surtout la parole de Dieu. Le frère Etienne Yaméogo, qui a donné le message a insisté sur le fait que l’ignorance de cette parole de Dieu pousse nombre de gens à écouter n’importe qu’elle parole au lieu de désirer uniquement le lait de la parole de Dieu comme le recommande la bible. Il a montré que la parole de Dieu a été assimilé au lait par Saint Pierre car la parole de Dieu est complète tout comme le lait est un aliment complet c’est-à-dire qu’il contient tout ce qu’il nous faut et répond à tous nos besoins. Ainsi, il faut fuir les laits frelatés du monde et ceci consiste à faire un choix responsable celui d’éviter les sollicitations du monde, éviter les œuvres de la chair. Pour le frère Etienne, les péchés de la chaire sont de trois ordres à savoir le péché contre l’esprit (magie, idolâtrie), le péché contre le corps (dévergondage sexuel, le concubinage, la gloutonnerie, l’excès de vin ou d’alcool) et enfin le péché contre le prochain. La croix est la panacée contre ces péchés qui sont le fait du vieil homme et est en acceptant de se crucifier on brise les liens du péché. L’appel à la conversion a couronné le message kérygmatique. Ainsi, le frère soutenu par le frère Evariste Kaboré ont invité le peuple a confessé ses péchés, péché de fornication, d’hypocrisie, etc., suite à cette confession le sang de l’agneau a été invoqué pour rétablir l’alliance brisé par le péché. Ce fut un moment de grande libération et d’acceptation de Jésus par un grand nombre de personnes dans leur vie.Un temps d’offrande, de louanges a clôt le temps du message kérygmatique qui a servi de ciment entre le premier message et le second message. Un temps de témoignage relatant une expérience édifiantes de conversion (renoncement aux fétiches au nombre de 19 pratiqués pendant 37 ans entre plusieurs pays frontaliers et même au-delà par un frère) a servi de preuve de l’œuvre de conversion que seul Jésus opère dans les vies.



Le second message de la soirée : message principal


Ce message principal est parti du thème « aie confiance ma fille, ta foi t’a sauvée, et de ce moment la femme fut sauvée » prononcé jadis par Jésus à l’endroit de la femme qui souffrait de perte de sang depuis douze ans.Le frère Evariste a expliqué que cet épisode révèle que Jésus se laisse toucher par tout homme et toute femme. Il a ainsi démontré que l’évangile est pratique et actuelle car elle raconte des expériences d’hommes et de femmes qui rencontrent Jésus. Ces rencontres nous découvrent que Jésus prend sur lui nos maladies, nos souillures, nos impuretés et tout ce qui constitue un goulot d’étranglement à notre communion avec Dieu. La rencontre de Jésus avec la femme qui souffrait d’hémorragie est suscitée par la foi. Cette foi est la résultante de ce que la femme a entendu dire au sujet de l’identité de Jésus et il nous faut alors cerner l’identité de Jésus pour bien l’intégrer dans notre vie.Ainsi, le frère a mis en garde contre l’image de féticheurs que plusieurs ont de Jésus avant d’indiquer « qu’il faut éviter d’aller à Jésus comme on va chez le féticheur car le féticheur peut ne pas avoir de solution mais Jésus puisqu’il est Dieu et non un féticheur a toujours une solution pour nous. »



Le frère Evariste a de plus insisté sur le fait que Jésus en disant à la femme ta foi t’a sauvée signifiait qu’au-delà de la guérison, Jésus étant Dieu touche toutes les dimensions de la vie (spirituelle, humaine, sociale) de ceux qui le rencontre. Le frère a insisté à la fin de ses propos que Jésus de Nazareth n’a pas changé et qu’il continu de prendre nos misères. Ce message instructif humainement et spirituellement a été couronné par un temps d’intercession, d’adoration où la puissance de Jésus s’est encore manifestée dans l’assemblée par des libérations, des délivrances, des guérisons. L’Eucharistie source et sommet de la foi chrétienne a mis un point d’orgue à la veillée.


Homélie de la messe


L’homélie du père Bicaba célébrant principal a tourné autour de la figure de Saint Joseph puisque ce 1er mai l’Eglise fête la solennité de Saint Joseph Artisan et saint patron des travailleurs. Le père a mis en exergue les qualités morales et religieuses de Joseph. Il a fait remarquer que Joseph était un homme honnête, juste. Il a fait un parallèle entre les qualités de Joseph et le sens du nom burkinabé qui veut dire intègre. Le père s’est indigné de constater que ce sens est aujourd’hui foulé au pied. Les lieux où ces qualités sont foulées au pied sont à son sens le système éducatif, la santé, le monde politique où à cause de l’argent des personnes acceptent tous les compromis dont le plus grave est l’aliénation de la liberté. Le père a alors invité les burkinabés surtout sa jeunesse à reconquérir son intégrité d’antan. Il a convié la jeunesse à ne pas être les bons élèves des mauvais maîtres, des anciens avili par la corruption. Il a insisté sur le fait que le seul maître à suivre c’est Jésus. « Pour quitter sa misère, oser toucher le Christ, avoir le courage de marcher dans la vérité, la justice, et non dans la corruption » Il a fini ses propos en montrant que Jésus est libre à l’égard de tout voilà pourquoi il a pu nous sauver. Ainsi, pour reconquérir sa dignité, il faut être libre comme Jésus, libre à l’égard de l’argent, du pouvoir etc., comme on pouvait s’y attendre la veillée s’est achevé au petit matin par une adoration eucharistique émouvante et captivante au cour de laquelle le Seigneur a encore répandue d’abondante grâce sur le peuple de Dieu.




Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document