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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Jn 10,1-18 : « Je suis le bon berger »


Prédicateur le Père Bernard YANOGO


mardi 22 avril 2014, par WARMA RAPHAEL




Le Buisson Ardent, Renouveau Charismatique Catholique de l’Université de Ouagadougou est toujours en chemin pour l’effusion du saint Esprit.


Nous sommes au samedi le 29 mars 2014 à la paroisse de Rotonde avec le premier père spirtuel du Buisson Ardent le Père Bernard YANOGO.


Sous la grâce du saint Esprit, le révérend Père a traité le thème de la guérison intérieure « Je suis le bon berger » en six points suivants :


1. La bonté de Dieu
2. Le péché
3. Revenir à Dieu
4. Les blessures
5. Les forces contraires
6. Quelques parties essentielles de notre vie qui peuvent être sujet de blessures


I. La bonté de Dieu


Le révérend père a commencé son message par la lecture de la parole de Dieu, notamment Jean 10, 1-18. Et en cela, il disait qu’il faut que la parole de Dieu soit au centre de notre confiance. Pour traiter le thème, il a mis l’accent sur Jn 10,1-10 où Jésus affirmait qu’il est le bon berger. En quoi est-il le berger qui est bon ?


Jésus-Christ est le bon berger. Le bon berger est celui qui se soucie de ses brebis. C’est-à-dire de leur santé, de leur bien être et de leur survie s’ils sont en danger.


Le bon berger est le berger qui a l’amour pour ses brebis. Le bon berger n’est pas le berger qui prend soins de ses brebis à cause de l’argent mais à cause de son amour pour ses brebis. Il peut mettre sa vie en danger pour ses brebis. Il peut perdre sa vie pour sauver la vie de ses brebis parce que ses brebis sont dans son cœur.


En cela, Jésus est le bon berger car à cause de son amour, il s’est dessaisi de sa vie pour ses brebis. Or, nous sommes les brebis de Jésus. Nous sommes aimés et véritablement aimé par Jésus. Nous pouvons douter de l’amour de tout le monde. Nous pouvons considérer que tout le monde est hypocrite dans sa manière d’aimer.


Mais Jésus à manifester la preuve de son amour quand il s’est dessaisi de sa vie pour la donner librement pour que nous puisions avoir la vie des enfants de Dieu car il est un enfant bien aimé de Dieu.


Voyez, la vie est la dernière chose et la plus difficile des choses que nous puissions donner à quelqu’un. Car c’est une chose qu’on ne peut pas obtenir deux fois. On ne vit qu’une seule fois. Mais malgré ce danger de prendre sa vie et de ne plus pouvoir vivre Jésus a accepté prendre ce grand risque et cette décision terrible a sa propre désavantage mais pour notre avantage. Est-ce que vous voyez la grandeur de l’amour de Jésus Christ ?


Imaginez-vous que vous êtes condamné à mort le jour de votre procès par un tribunal. Et que en prononçant le procès vous entendez de vos oreilles : « vu, vu, vous ne méritez plus de vivre, vous êtes condamné à perpétuité ».


Au moment même où vos oreilles saisissent ces paroles, quels sentiments peuvent vous animer ? Comment voyez-vous la réalité de votre vie en ce moment précis ? Comment considérez-vous les rêves que vous avez nourris dans votre cœur de les réaliser ?


Certainement en ce moment vous serez l’homme le plus triste, impuissant devant sa situation. Mais peut-être vous battant de toutes vos forces pour implorer la pitié du juge. Mais imaginez qu’au même moment une autre personne que vous ne connaissez même pas apparait du néant et demande de lui condamner à votre place. Qu’il prend la responsabilité de subir sa peine.


Revoyez et apprécier de nouveau vos sentiments ? Reconsidérez encore vos rêves que vous aviez dans votre cœur avant la condamnation ? Vous serez certainement dans la plus grande des joies de votre vie et vous serez très reconnaissant au bon Dieu et à ce bon samaritain de vous avoir fait échapper à la mort.


C’est ce que Jésus christ dans son grand amour a fait pour nous au moment où le péché nous a dénaturés et nous empêche de jouir du bonheur du paradis. Jésus est venu porter notre peine à notre place pour nous faire échapper à peine à perpétuité. La vie, je le répète c’est la dernière et la plus difficile des choses qu’on puisse donner comme cadeau à une autre mais Jésus l’a fait pour nous.


Jésus est véritablement le bon berger qui nous aime au point qu’il se soucie de notre être, de l’histoire de notre vie. Nous vivons dans une société et cette société peut se charger de la formation de notre personnalité. Mais il arrive que cette société forme mal notre personnalité et Jésus dans son grand amour vient nous restaurer des traumatismes que la formation de cette société nous a causés. Il peut même pénétrer notre tendre enfance et guérir les traumatismes que nous avons acquis.


Certaine personnes disent comment Dieu que nous ne voyons pas comment pouvons-nous dire qu’il nous aime ? C’est dans la prière que nous pouvons sentir l’amour de Dieu couler dans notre cœur.


II. Le péché


Dans nos coutumes africaines, il y a des choses qu’on nous interdit de faire ou de toucher. Et quand nous les touchons, nous avons commis une infraction. C’est tout le contraire pour le chrétien. Pour le chrétien le péché n’est pas une infraction à quelque chose. Mais une agression à m’amour de Dieu. Le péché c’est quand l’homme veut faire sa vie sans Dieu et fini par lutter contre Dieu et finalement par détruire sa propre vie.


Dieu ne nous pardonne pas pour nos infractions mais pour nos agressions contre la fidélité de son amour.


III. Revenir à Dieu


Dans nos péchés, nous nous éloignons de Dieu mais notre cœur est le seul endroit où nous pouvons voir la misère de notre vie. C’est le seul endroit où nous pouvons prendre la vraie décision de revenir à Dieu comme le cas de l’enfant prodigue.

IV. Les blessures


Il y a une grande différence entre le péché et la blessure ou la frustration. Le péché porte ma responsabilité personnelle c’est-à-dire je choisis. Donc cela porte la marque de ma volonté. Le diable nous présente toujours le péché comme un bien et nous amène ainsi à apprécier le péché et ainsi nous le commettons. Prenons un exemple une des tentations de Jésus. La Bible dit dans Mt 4,8-9 ceci : « Le diable l’emmena encore sur une très haute montagne, lui (Jésus) fit voir tous les royaumes du monde et leur splendeur, et lui dit : « Je te donnerai tout cela si tu te mets à genou devant moi pour m’adorer ».


Le diable présente la splendeur des royaumes du monde à Jésus pour le séduire. Remarquons aussi que le diable ne fait pas commettre le péché, mais le propose. Maintenant, c’est notre volonté qui le commet. Le diable a dit à Jésus : « Si tu te mets à genou devant moi ». Il ne force pas Jésus à se mettre à genou mais il lui dit : « Si tu te mets à genou devant moi ». C’est-à-dire que la volonté de Jésus reste libre.


La blessure est un coup reçu d’un tiers (une autre personne). Cela ne résulte pas de ma volonté. Par exemple la perte d’un proche que nous n’avons pas accepté. Cela peut beaucoup nous affecter. Un autre exemple : une calomnie contre vous pour quelque chose que vous n’avez pas fait. Cela peut vous affecter dans votre cœur. Vous allez garder cela pendant longtemps.


La blessure n’est pas au départ visible à l’extérieur. On peut voir quelqu’un de bein portant mais saignant à l’intérieur de lui-même.


V. Les forces contraires


Il y a des forces contraires à notre croissance spirituelle. Exemple : « le plaisir de mentir, le faite de s »opposer aux gens, l’esprit de jalousie ( la jalousie est gratuite c’est pourquoi elle est satanique). On a aussi les forces occultes, les liens spirituels négatifs que quelqu’un nous a fait contracter ou que nous avons contractés volontairement.


Exemple : Le Père racontait qu’il y avait un homme qui ne croyait pas à la présence des démons. Donc, un jour, il a décidé de vérifier si les démons existent réellement. Il a donc entré dans sa maison et il s’est mis à dire « esprit de Satan vient ! ». A un moment donné, ses affaires : ses photos, ses tables, ses chaises ont commencé à bouger et il a pris fuite.


Un autre témoignage : « Deux séminaristes sont allés pour les vacances au village et ils se sont mis à parler à un de leur camarade du village en lui demandant d’il ne connaissait pas le Père qui aimait dire : « Esprit mauvais, au Nom de Jésus, je te chasse ! » En répétant cette phrase plusieurs fois, son camarade s’est écroulé et il s’est mis à s’agiter. Nos deux séminaristes voyant la réalité des démons, ils ont fui.


Il y a le royaume de Satan et le royaume de Dieu. Le royaume de Dieu c’est quand on accueille Jésus Christ dans notre vie. Le contenu du Royaume est l’amour. Accueillir Jésus Christ c’est accueillir l’amour. Mais quand nous nous affilions à un secte, l’esprit mauvais qui est dans le secte s’oppose à l’amour de Dieu.


VI. Quelques parties essentielles de notre vie qui peuvent être sujet de blessure.


Il y a des parties de notre vie qui peuvent être affecté par les blessures et ce sont :


- L’intelligence :


Notre intelligence a été faite pour reconnaitre Dieu et le louer. Or notre intelligence c’est le plus grand cadeau que Dieu nous a fait par rapport à l’animal. Mais notre intelligence peut être blessé et c’est cela qui donne le doute sur la parole de Dieu. Dieu se donne à quelqu’un qui se livre à lui mais notre intelligence blessée nous empêche de croire que Dieu est avec nous.


- Le cœur :


Notre cœur est fait pour aimer. Mais quand nous manquons d’aimer ou d’être aimé, on sens dans notre vie un grand problème. Le plus grand problème des hommes qui les affecte le plus ce n’est pas le manque d’argent ni la pauvreté ni la maladie physique mais « aimer et être aimé ».


Les psychologues même affirment que la plupart des folies comme troubles mentales sont du aux manques d’amour. Le manque d’amour cause le manque de confiance en soi.


Témoignage : Un jour le Père a dit à un étudiant en médecine qu’il accompagnait de prier ensemble en récitant la prière « Notre Père ». Quand ils ont commencé à réciter, l’étudiant n’arrivait pas à prononcer les mots « Notre Père ». Et le père à plusieurs reprises de refus, lui a demandé pourquoi il ne disait pas « Notre Père ». Il a dit que son papa l’a obligé à faire la Médecine mais que c’est par obéissance sinon il ne veut pas faire. Et cela l’a beaucoup affecté.


- Notre corps :


Notre corps est fait pour Dieu mais il peut devenir le lieu de la défiguration pour Dieu. Témoignage : Il y avait une jeune fille qui a dit un jour à l’abbé qu’il ne voulait pas avoir d’enfant. Et l’abbé lui a demandé pourquoi. Elle adit que quand elle était petite, elle est partie rendre visite son oncle. Et celui-ci lui a mis dans la même chambre à coucher que des garçons. Chaque nuit ces garçons se frottaient sur elle. Elle ne comprenait pas ce que ces garçons cherchaient sur elle mais lorsqu’elle a grandi elle a compris qu’ils voulaient s’abuser d’elle. Cela l’a énormément affecté et elle n’aimait pas avoir des enfants car elle pense que ses enfants pourront subir un jour la même chose.


- Nos émotions :


Nous sommes faits pour la joie mais quand une personne est toujours triste, il a un problème d’émotion. Il y a aussi ceux qui ont l’inquiétude permanente.


- Souvenir :


Le mauvais souvenir entretient en nous un esprit de doute, il y a des souvenirs que nous infantilise, il y a des souvenirs qui peuvent nous rendre tiède dans l’attachement à Dieu.


Rédacteur : WARMA Raphael




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