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2 Corinthiens 1, 3 "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit."

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Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28)



mercredi 30 avril 2014



Contexte de la campagne d’évangélisation de 2014


Nous sommes au cœur de la mission du Christ. Jésus se révèle de plus en plus à ses contemporains par des signes comme la guérison de muets (Mt 9,32-34), des aveugles (Mt 9, 27-31), la résurrection de la fille d’un notable (Mt 9, 18-26),…
En plus des signes, Jésus se révèle par la qualité de ses enseignements.


Ses messages interpellent à une nouvelle vision de la foi. C’est l’exemple de son enseignement sur les béatitudes (Mt 5, 3-12), la loi (Mt 5, 17-20), le commandement au sujet du meurtre ( Mt 5, 25-26), l’adultère et la répudiation, l’amour des ennemis, etc.


Mieux, au cœur de cette nouvelle réforme, Jésus invite ses disciples à une nouvelle expérience d’école de son ministère (Mt 10, 1-15) ; Mc 6, 7-11 ;Luc 10, 3-12). Ainsi les disciples sont envoyés en mission avec les instructions du Maitre Jésus : « Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Mt 10,8).


Au retour de ses disciples, Jésus se réjouit avec eux et remercie le Père, en ses termes : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits ». (Mt 11,25).


Mieux, il dit : « venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Qu’est –ce que cela veut dire ? Autrement comment comprendre ces mots du Christ ? Notre Méditation sur ces mots du Seigneur nous amène sur les fardeaux humains face à la compassion divine dans une réflexion essentiellement biblique.


Les fardeaux et la compassion Divine


Les fardeaux sont les poids pénibles qui pèsent sur l’homme et lui rendent la vie difficile. C’est aussi les maux qui minent notre société, qui assujettissent les hommes dans l’impuissance, l’esclavage ou la faiblesse. C’est l’exemple de la maladie, des misères, des conflits, etc.


La maladie, la misère, les conflits et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Devant ces maux, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude.


Bien que la souffrance, à l’aide du discernement, puisse rendre une personne plus mure et provoquer une recherche de Dieu, un retour à Lui, elle peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolté contre Dieu. Elle peut même nous faire entrevoir la mort.


L’homme de l’Ancien Testament vit la souffrance en face de Dieu. C’est devant Dieu qu’il déverse sa plainte (Ps 38) et c’et Lui, le Maitre de la vie et de la Mort, qu’il implore la guérison et la restauration ( Ps 6,3 ; Is 38). A ce niveau, la souffrance devient chemin de conversion (Ps 38,5 ; 39,9 ; 39,12) et le pardon de Dieu inaugure la guérison (Ps 32,5 ; 107,20 ; Mc 2, 5-12).


Dans le Nouveau Testament, la compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte (Mt 4, 24) sont un signe éclatant de ce « que Dieu visite son peuple » (Lc 7,16) et que le Royaume de Dieu est tout proche.


Jésus n’a pas seulement le pouvoir de guérir mais aussi de pardonner les péchés (Mc é, 5-12) : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les souffrants ont besoin (Mc 2,17). Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il les appelle à trouver le repos en lui (Mt 11, 28). Son amour de prédilection pour les souffrants n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme.


Emu par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades mais il fait sienne leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » (Mt 8, 17 ; Is 53,4). Ses guérisons sont des signes de la présence du royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché et la mort par sa Pâques.


Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal (Is 53, 4-6) et a enlevé le « péché du monde » (Jn 1,29), dont la souffrance n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance, celle de nous configurer à lui et nous unir à sa passion rédemptrice.


Dieu associe l’Homme à l’œuvre de sa compassion


Déjà dans l’ancien testament, Dieu a associé des Hommes à son Œuvre. Il associa Abraham, Moise, les rois et les prophètes ainsi que le peuple d’Israël.
Dans le Nouveau testament, le Christ invite ses disciples à le suivre en prenant à leur tour leur croix (Mt 10,3_).


En le suivant, ils acquièrent un nouveau regard sur la souffrance et sur les souffrants. Jésus les associe à sa vie pauvre et servante. Il les fait participer à son ministère de compassion et de guérison : « Ils s’en allèrent prêcher qu’on se repentît, et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient » (Mc 6, 12-13).


Le seigneur ressuscité, renouvelle cet envoi « par mon nom …. Ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris » (Mc 16, 17-18) et le confirme par les signes (Ac 9, 34 ; 14,3). Ces signes manifestent d’une manière spéciale que Jésus est vraiment celui qui porte nos fardeaux ; le « Dieu qui sauve » (Mt 1,21 ; Ac 4,12).


Ainsi par l’œuvre de l’esprit saint, Jésus donne des charismes (1Co 12,9-28 ; 12,30) pour manifester la force de la grâce du Ressuscité. « Guérissez les malades ! » (Mt 10,8). Cette charge, l’Eglise l’a reçue du Seigneur et elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps.


Cette présence est particulièrement agissante à travers les sacrements, et de manière toute spéciale par l’Eucharistie, pain qui donne la vie éternelle ( Jn 6,58) et dont saint Paul démontre le lien avec la santé corporelle ( 1 Co 11,30).


Conclusion


En quelques lignes nous avons essayé une méditation sur les paroles du Christ lui-même rapportées par l’évangéliste Mathieu (Mt11, 28).


L’appel du seigneur s’étend sur tous les paramètres et problèmes de la vie humaine. Jésus veut nous sauver tout entier avec nos réalités sociales, économiques, humaines et spirituelles. Il n’a pas hésité à se faire unique sacrifice, unique solution de nos fardeaux humains.


Jésus s’adresse à tous les peuples du monde entier : pauvre et riche, chrétien et non chrétien, prisonnier et homme libre, malade et bien portant, homme politique et apolitique, etc. les misères du monde et les souffrances ont besoin du Christ. En Jésus, l’Homme devient pleinement Homme en Dieu et nos patries des havres de paix, de justice et d’amour.


Soyez bénis dans le précieux nom de Jésus.


Par Gabin SEOGO ; Article publié dans le journal écrit le Flambeau N° 24 du 30 avril au 30 juin 2014.




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